Ligue 1 (Stade Rennais). Romain Danzé/ “On redémarre sur de nouvelles bases”

11 août 2010 1 commentaire

Romain Danzé

Rod Fanni en partance pour l’Atletico Madrid, le couloir droit rennais cette année c’est pour Romain Danzé ! Une semaine après la reprise, Goal Average part à la rencontre du latéral breton pour faire le point à l’aube d’une saison décisive. Rendez-vous place des Lices donc, chaleur étouffante, terrasse, Espagne-Portugal en ambiance, reste plus qu’à dérouler le magnéto ! (NDLR : interview réalisée le  29 juin 2010)

- Romain tu as repris le chemin de l’entraînement jeudi dernier, comment ça va ?

Ça va pour l’instant, pas trop de courbatures, tout va bien !

La fin de championnat a été délicate pour les rennais, on vous a senti un peu démobilisés…

Oui on n’a pas eu une victoire sur les neufs derniers matchs (après Lyon il me semble). C’est vrai que c’est un peu parti dans tous les sens.

 

   « On redémarre sur de nouvelles bases ! »

 

- Si tu devais dégager deux, trois matchs révélateurs de la saison dernière, lesquels choisirais-tu ?

Je dirais Bordeaux à domicile où on est capable de faire un match de folie en gagnant 4-2 contre les champions en titre, et après je vais te prendre Sochaux à domicile où on est capable de perdre 2-0 en n’étant pas performants, en ne faisant pas un tire, c’est un peu ça le Stade Rennais.

- Ce manque de régularité, c’est dû à quoi ?

Je sais pas, c’est le problème du Stade Rennais depuis plusieurs années, on est  capable de faire des supers matchs et d’autres moins bons.

- Dans les faits cela se manifeste par des séries incroyables et quand celles-ci prennent fin, des difficultés à s’en remettre. En quoi est-ce délicat de repartir de l’avant après une fin de série ?

Je sais pas, c’est assez inexplicable, pourtant tu rentres sur le terrain, t’as envie de bien faire,  de gagner, de courir dans tous les sens, et c’est vrai que ça marche pas comme tu veux, c’est dur de s’en sortir après, on a souvent réagi  en encaissant un but, mais on n’a jamais réussi à prendre les choses en main dès le début du match.

- Dans les têtes, la déception de la saison passée est évacuée ?

Oui, oui on redémarre sur de nouvelles bases !

 

 « Montrer aux dirigeants que si Fanni partait, moi j’étais là »

 

- Sur un plan personnel, tu as débuté 24 rencontres l’an passé…

Oui exactement !

- Il s’agit de ta plus grosse saison, tu considères que tu as atteint les objectif que tu t’étais fixés à l’été 2009 ?

Je m’étais fixé comme objectif de montrer aux dirigeants que si Fanni partait, moi j’étais là. C’était mon objectif, montrer à chaque match que j’étais là et qu’il n’y avait pas besoin de recruter quelqu’un de l’extérieur si Fanni partait !

- Mission accomplie  donc !

Objectif rempli oui !

- Les propos de Pierre Dréossi faisant de toi le successeur de Rod Fanni, conjugués à ta prolongation de contrat jusqu’en 2013, tout ça  te donne le plein de confiance je suppose !

Exactement, le club me faisait confiance en me donnant ce poste c’était important, pour ma part, de leur donner moi aussi ma confiance pour des années supplémentaires !

- Le couloir droit cette année est pour toi, maintenant c’est à toi de jouer, quelles seront les clés de ta réussite ?

C’est la constance, la régularité, montrer qu’on est là à tous les matchs, ne pas passer à travers surtout.

- En tant qu’arrière droit, quelles sont tes qualités principales ?

Je me juge quelqu’un de calme avec le ballon, de concentré, avec un bon pied droit et quelqu’un qui arrive à courir assez longtemps.

- Placement, vista, qualité de passe et de centre aussi ! Et puis il y a la tête !

Oui ça va, j’ai mis quelques buts de la tête (rires).

 

      « Patrick Le Lay est là pour gagner »

 

- Entre l’arrivée de Patrick Le Lay aux commandes du club, et celles de nouvelles recrues, le Stade Rennais a été très actif cet été sur le marché des transferts. Peux-tu nous dire un petit mot sur chacun des nouveaux arrivants ?

Patrick Le Lay s’était déjà présenté en fin de saison dernière, c’est un grand homme de télé qui à l’habitude de diriger une grande entreprise.

- Le club a également enregistré cinq nouvelles arrivées… (ndlr Stéphane Dalmat n’était pas encore arrivé au moment de l’interview)

Au niveau des recrues il y a Kana-Biyic qui est arrivé du Havre, c’est  un défenseur central qui peut jouer aussi à gauche, c’est un grand espoir. Il y a Apam, une valeur sûre du championnat de France aussi, il connaît bien le staff actuel et  il sera en défense centrale pour remplacer Peter Hanson. Il y a Victor Hugo Montano, un attaquant qui est depuis longtemps en France  et qui a fait une super saison l’année dernière avec Montpellier, pour remplacer Jimmy Briand. Et puis au milieu, Georges Mandjeck , que je ne connais pas du tout, c’est un camerounais qui jouait en Ligue 2 allemande l’année dernière, il a été sélectionné par Le Guen pour aller à la Coupe du Monde donc ça doit être un bon joueur.

- Entre les départs d’Hanson et Bocanegra, celui probable de Fanni, et les arrivées d’Apam et Kana-Biyik, la défense rennaise a fait peau neuve cet été. Cela ne risque t-il pas de vous être préjudiciable dans les premières semaines du championnat ?

Il va falloir trouver des repères, vite. Moi j’ai pas mal joué l’année dernière avec Mangane notamment, mais là c’est vrai qu’on change beaucoup de défense, ils ont aussi pris un gardien, je ne sais pas comment ça va se passer au niveau des gardiens, donc ouais il y a du changement, il va falloir vite trouver ses marques !

- Justement, le recrutement de Johan Carrasso pour concurrencer directement Nicolas Douchez dans les buts, c’est surprenant non ?

Oui c’est le discours des dirigeants qui vont les mettre tous les deux en concurrence. Je ne sais pas comment le club va gérer ça.

- Raymond Domenech (sic) disait souvent qu’il lui suffisait de quelques heures après un rassemblement pour savoir ce dont son groupe était capable. Une semaine après la reprise, as-tu une idée des objectifs que poursuivra le Stade Rennais cette saison ?

Moi ce que j’ai senti c’est qu’il y a beaucoup d’envie de bien faire en tout cas, c’est assez jeune, les jeunes ont vraiment envie de montrer qu’ils sont là, de bien faire. Il y a beaucoup de dynamisme, hier on a fait des petits jeux, ça courait dans tous les sens (rires), c’était assez difficile à suivre pour les anciens. Après rien ne vaut le terrain, on verra lors des premiers matchs, là c’est juste des petits jeux, des courses, faudra attendre encore quelques semaines.

 

  « 5 ans que le club est sacré meilleur centre de formation, après pour faire le lien (avec les résultats) c’est pas évident »

 

- Cette année le onze type du Stade Rennais regorgera de joueurs issus du centre de formation, mais selon toi, est-ce possible de cumuler formation et résultats (sur le long terme) ou bien existe-il une sorte de fatalité inhérente aux clubs formateurs quant à l’obtention de résultats sur le long terme ?

Moi j’avais discuté avec les dirigeants l’année dernière pour mon avenir, ils m’avaient dit qu’ils allaient faire confiance aux jeunes du centre et  mettre le paquet financièrement sur 3-4 joueurs d’expérience.  C’est ce qu’ils ont fait puisqu’ils ont recruté Apam, Montano, donc ce sont des joueurs qui connaissent la Ligue 1, et font confiance aux jeunes du centre, Mvilla, moi ou d’autres.  Ça a été leur devise, ils l’ont fait, on verra maintenant !

- Ça fait un moment maintenant que le Stade Rennais se stabilise dans la première moitié du tableau, comment juges-tu la politique du club, notamment celle de Frédéric de Saint Sernin entre formation et résultat ?

Au niveau de la formation il a réussi parce que  ça fait cinq ans que le club est sacré meilleur centre de formation, après pour faire le lien, c’est pas évident, il y a du chemin entre  un jeune qui sort du centre, qui commence chez les pros et un jeune qui a vraiment le niveau Ligue 1. Après les jeunes joueurs du centre explosent et partent vers d’autres clubs, c’est là peut être où le club doit faire des efforts, mettre  un peu plus d’argent pour les garder au club.

- Voila c’est ça, vous êtes tous assez courtisés, les joueurs partent et on ne peut pas bâtir sur le long terme…

Moi ça fait 5 ans que je suis là, on est 3-4 à  être là depuis, l’effectif a énormément changé, c’est vrai.

- Rennes, Auxerre, même combat…

Exactement…

- Il n’y avait guère que Nantes dans les 90’ pour réussir à garder leurs joueurs…

Ouais, après quand ils ont été champions ça a explosé aussi et bon ils sont tombés.

- Au final le titre à Rennes, c’est envisageable à plus ou moins long terme ?

Oui à long terme je pense ! Là c’est vrai qu’on redémarre un nouveau cycle avec Antonetti, donc il va falloir quelques années je pense.

- Toi tu es un pur produit de la formation rennaise. Avec Lacombe tu jouais plutôt milieu, depuis qu’Antonetti est là les milieux sont plus des attaquants, toi tu joues derrière, à droite souvent, à gauche parfois. La polyvalence c’est la marque de fabrique de la formation rennaise ?

C’est vrai que quand on rentre dans un groupe pro, il y a  déjà une équipe en place, donc c’est important d’être polyvalent pour pouvoir rentrer en jeu à n’importe quel poste, ça nous donne du temps de jeu et l’occasion de nous montrer aussi. Quand on est exclusivement à un poste et qu’il y a un très très bon joueur à ce poste là, c’est pas évident d’exploser.

- A contrario la polyvalence empêche de se spécialiser sur un poste en particulier…

Exactement mais bon ça, ça vient avec l’âge après !

 

            «  Aller à Francis Le Blé, ça fera quelque chose au cœur »

 

- Comment vois-tu la suite de ta carrière ? Devenir un Sylvain Kastendeutch made in West Coast, c’est envisageable ?

(Rires) Maintenant tout va tellement vite. On avait dit qu’Etienne Didot ferai toute sa carrière à Rennes et il est parti, donc tout va tellement vite qu’on est jamais sûr de rien.

- Si je te parle du 20 novembre prochain, ça te dit quelque chose ?

Il doit y avoir un Brest-Rennes ou un Rennes-Brest ! Je l’ai coché !

- Brest-Rennes oui ! Tu joues avec le numéro 29,  c’est volontaire ?

Oui c’est volontaire, Etienne (Didot ndlr) avait le 22 pour les Côtes d’Armor, on s’était un peu chambré là-dessus !

- Justement, jouer dans ton département avec le numéro 29 dans le dos, ça représente quelque chose quand même !

Oui Brest c’est quand même un club mythique pour le Finistère. Pour la génération de nos parents, dès qu’on parle de Brest il y a des émotions. Aller à Francis Le Blé ça fera quelque chose au cœur oui, il y aura beaucoup de famille au stade, donc ce sera un grand moment !

 

« Redorer l’image du footballeur »

 

- Actualité oblige on ne peut pas se quitter sans parler un peu du Mondial. Elle t’inspire quoi cette Coupe du Monde ?

C’est une Coupe du Monde assez bizarre, il n’y a pas forcément beaucoup de jeu, les équipes défendent beaucoup, les niveaux sont assez serrés, les équipes se valent plus ou moins, c’est difficile de sortir un favori…

- Tu suis forcément les performances des rennais, que penses-tu de celle d’Asamoah avec le Ghana ?

Asamoah est sur la lancée de sa saison rennaise. Il a marqué 13 buts en L1. Il est en pleine confiance et ça se voit lors de cette Coupe du Monde. Espérons qu’il nous revienne dans un bon état et pas trop fatigué car on va avoir besoin de lui cette année encore.

- La tragicomédie de l’équipe de France, sympa aussi non ?

Ce qu’il s’est passé c’est vraiment un gros coup. Refuser de s’entraîner c’est quelque chose qui était impensable il y a quelques années et qui est très grave, on ne pouvait pas faire plus grave. Evidemment le fiasco arrive derrière, on ne peut pas être bon sur le terrain quand il y a de telles histoires en dehors. C’est très triste, il va falloir retirer des leçons pour pouvoir reconstruire quelque chose de solide, on a vraiment foncé dans le mur… Laurent Blanc va vraiment faire du ménage et reconstruire une équipe, peut être pas pour l’Euro mais pour viser la prochaine Coupe du Monde.

- Exemple à suivre : Dunga !

Exactement !

- On parle d’un fossé de génération, d’un manque de respect chronique des nouvelles générations qui mineraient le vestiaire de l’équipe de France. C’est quelque chose que tu ressens à Rennes ?

A Rennes je trouve qu’on est plus ou moins préservés, on est plusieurs à sortir du centre, on se connaît depuis plusieurs années, on arrive à contenir les plus réfractaires. A Rennes ça se passe plutôt bien, il y a quand même du respect pour les anciens, mais je sais que dans certains clubs ce n’est pas du tout le cas et ça devait arriver en équipe de France aussi.

- Je suis tombé l’autre jour sur un commentaire d’un Internaute qui, dans un papier faisant suite à ta prolongation de contrat disait : « heureusement qu’il reste des joueurs comme Romain ». ça peut paraître anodin mais je pense qu’on peut l’interpréter à la lumière du fossé qui se creuse entre les supporters  et la génération casques sur les oreilles, les Mickey quoi… !

C’est vrai, c’est des trucs tout cons mais à la fin des matchs il y a peu de joueurs qui vont saluer le public, c’est rien mais les gens voient ça et c’est une forme de respect envers ceux qui viennent nous voir. Le discours du président hier pour la reprise c’était de redorer un peu l’image des footballeurs, d’avoir toujours un mot gentil envers les supporters, évidemment sans eux on n’est rien, redorer l’image du footballeur, l’humaniser un peu plus on va dire!

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Ligue 1 (Mercato-Valbuena). Petit-Vélo en roue libre…

21 janvier 2010 1 commentaire
 

Lego Foot

Midfield hors pair et fin connaisseur du ballon rond, Laurent Tallec est intarissable sur le sujet ! Exilé au Caire à l’Université Française d’Egypte, Laurent prend du recul sur l’actualité du foot. La Ligue 1 vue du Caire, c’est sur Goal Average seulement !

 

“ Should I leave or should I go ” chantait le beau David Charvet en jeans et tee-shirt blanc mouillé sur la plage de Malibu il y a une dizaine d’années. A croire que Mathieu Valbuena avait acheté le single à l’époque, car c’est aujourd’hui le refrain qu’il nous chante tous les jours sur le vieux port.

Pièce maîtresse du système Gerets à l’OM, celui que l’on surnomme affectueusement (ou pas !) « Petit vélo » dans la cité phocéenne, s’est fait piqué ces petites roues par la Dèche qui ne compte même pas sur lui en tant que pièce de rechange cette année. Il manquerait de densité physique dixit Didier qui est bien placé pour savoir de quoi il parle. L’ex capitaine des bleus veut des molosses avec la bave aux lèvres (ketchup Heinze, Soulé, ou le botteur en touche M’Bia) et pas d’artistes tels Valbu ou Ben Arfa.

Celui qui fait partie de la même tribu ethnique que Jean II Makoun, celle des petits hommes à la tête énorme est prié d’aller se faire voir chez les Grecs ! Ça tombe plutôt bien le Pannanatinantanokios (lol) est prêt à l’accueillir en son sein. Il retrouverait là-bas un autre banni de l’ère Deschamps, l’homme à la jambe de bois : Djibril Cissé, qui au passage enfile les buts comme un Grec enfile un autre Gr.. hum vous m’aurez compris.

L’affaire devrait se conclure dans les prochaines heures selon Nikos Aliagas. Triste fin pour « petit vélo » à Marseille, lui qui était aux portes de l’Equipe de France il y a 2 ans (si si souvenez-vous !) et qui aujourd’hui se retrouve à la porte de l’OM. C’est peu de dire qu’il va laisser un GRAND vide dans le vestiaire !

Laurent Tallec

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Les pronos de Tonton Fix (Egypte-Bénin, Nigéria-Mozambique) !

20 janvier 2010 Laisser un commentaire
Qui es-tu Tonton Fix ?? Fils spirituel d’Hervé Alicarte et de Kodjo Afanou, Tonton Fix s’impose comme une valeur sûre du pari sportif. La preuve, il était le seul à avoir prédit la victoire de la Grèce en 2004, et celle de Steven Bradbury en finale olympique de patinage de vitesse chez les mormons en 2002. Médiocre balle au pied, Normand de coeur mais globe-trotter dans l’âme, il est la version bronzée de Xavier Gravelaine. Il vous offre aujourd’hui, et en avant-première, ses prédictions du jour.

Égypte 2 – 0 Bénin

Privées de ses stars Abutreika et Zaki, les Pharaons ont remporté haut la main leurs premiers matches, s’assurant une qualification pour les quarts dès la semaine dernière. Les joueurs de Shehata enregistrent une série record de 14 matches d’affilée sans défaite en CAN. La dernière défaite remonte à l’hiver 2004, face aux Fennecs, décidément habitués à jouer un mauvais tour à mon équipe préférée.
Face au Bénin, dont le fait d’armes consiste en un match nul contre Mozambique (2-2), pas grand chose à craindre niveau technique. Au niveau ressources humaines en revanche, le keffieh brûle entre Shehata et son meneur de jeu Mohamed Zidan, qui n’a visiblement pas apprécié son remplacement en fin de match contre le Mozambique (2-0). Un épisode qui n’est pas sans rappeler les émois en sélection de Mido, dont le mulet naissant avait fait des émules sur la Canebière, et qui en 2006, avait failli en venir aux mains avec le coach légendaire de Zamalek.
De son côté, la chance ne semble pas vraiment sourire au Bénin depuis le début de la compétition. Avec dans la besace un match nul contre le Mozambique, suivi d’une défaite lourde de regrets face au Nigéria (1-0), le Bénin est plutôt mal barré pour voir les quarts. Méfiance cependant, car cette équipe, menée tambour battant par Sessegnon, sait admirablement contrecarrer les plans d’un adversaire plus fort qu’elle. On se souvient de sa victoire à l’arrachée contre le Ghana (1-0) en éliminatoires. Un rôle de casse-noisettes taillé sur mesure pour les Ecureuils.
Nigéria 3-0 Mozambique

Difficile de faire un point sur le Mozambique, un pays dont les symboles de virilité sont surtout  l’AK-47 sur le drapeau et Maria Mutola. D’ailleurs, celle-ci ne serait pas inutile aux côtés de Tico-Tico, esseulé en attaque. Dernier du groupe à la différence de buts, l’équipe demeure virtuellement en course, et verra les quarts en cas de victoire ce soir et si le Bénin ne terrasse pas les Pharaons. Nul doute que la motivation sera de mise des deux côtés, avec un léger avantage pour les Nigérians du fait de l’expérience.
Cependant, le principal enseignement de ce groupe, au-delà de la suprématie de l’Égypte, c’est que le Nigéria n’est plus ce qu’il était. Les anciens de la grande époque, Kanu, Lawal, Okocha ou Babayaro en tête, doivent s’ennuyer ferme devant les matches de l’équipe nationale. Une défaite contre l’Égypte après avoir mené au score, suivi d’un mini succès contre le Bénin ; les Super Eagles ont sérieusement perdu de l’altitude. Malgré des individualités très douées techniquement, comme Obi Mikel ou Martins, le mélange ne prend pas. Aujourd’hui au pied du mur, la sélection doit à tout prix accrocher au moins le match nul pour se qualifier. Au gardien Enyeama, qui évolue au Hapoël Tel-Aviv, de ne pas le transformer en mur des Lamentations.
Veuillez agréer, chers lecteurs, l’expression de mes considérations distinguées.
Tonton Fix

Psss… mais oui vous ! Vous aimez Tonton Fix ?? Alors dépechez-vous et allez le retrouver sur son blog : http://newsofafrica.wordpress.com/

Les pronos de Tonton Fix (Gabon-Tunisie, Cameroun-Zambie) !

17 janvier 2010 1 commentaire

Qui es-tu Tonton Fix ?? Fils spirituel d’Hervé Alicarte et de Kodjo Afanou, Tonton Fix s’impose comme une valeur sûre du pari sportif. La preuve, il était le seul à avoir prédit la victoire de la Grèce en 2004, et celle de Steven Bradbury en finale olympique de patinage de vitesse chez les mormons en 2002. Médiocre balle au pied, Normand de coeur mais globe-trotter dans l’âme, il est la version bronzée de Xavier Gravelaine. Il vous offre aujourd’hui, et en avant-première, ses prédictions du jour.

Gabon 0 -Tunisie 0

Typiquement le match qui donne le mal de mer rien qu’à en voir la bande-annonce. Entre une équipe de Tunisie qui n’a rien réalisé de notoire depuis « sa » CAN remportée à la coréenne en 2004 et le Gabon, dont la figure de proue est remplaçant indiscutable à Hull City, ça envoie du rêve.

D’ailleurs, le Gabon semble avoir grillé son capital chance jusqu’à la prochaine année bissextile, du fait d’une victoire improbable sur le Cameroun. Victoire, par ailleurs, du fait d’un but non moins irrationnel de j’ai-failli-la-mettre-coach-c’est-pas-juste-il-m’a-fait-un-croche-pied Daniel Cousin.

Son adversaire du jour, ancienne terreur de la Rome Antique, s’est fait rhabiller par la Zambie au match précédent (1-1). Un match nul qui sonne comme une grosse désillusion pour les hommes de… de qui d’ailleurs ? Tant pis, il sera limogé à l’issue de la CAN de toute façon et remplacé au pied levé par un nouveau « sorcier blanc » post colonial.

En bref, pas vraiment d’inspiration sur le match, si ce n’est qu’il refoule le match nul à plein nez. Et que Air Tunisie va certainement recevoir une réservation prématurée pour 22 (le staff, de honte, ayant fui dans la brousse).

Cameroun 1 – Zambie 0

La Zambie a prouvé son abnégation en allant accrocher la Tunisie lors du premier match. De son côté, la manière dont les Lions, pas si indomptables que ça pour le coup, ont chuté face aux Gabonais laisse songeur.

Dans ce groupe finalement assez ouvert, le Cameroun veut se défaire de l’étau. D’ailleurs, Samuel semble tout indiqué pour le job : une échappée en danseuse et un petit but claqué à la demie-heure de jeu, et on ferme la baraque. En tous cas, contre la Zambie ça semble plus facile à faire que contre les Égyptiens. Mais méfions-nous tout de même. Si la Fontaine avait écrit « Le Lion et la chèvre », il aurait à tous les coups trouvé un moyen pour faire gagner les Zambiens.

A plus dans le bus les amis !

Tonton Fix

Les pronos de Tonton Fix (Côte d’Ivoire-Ghana) !

15 janvier 2010 Laisser un commentaire

Qui es-tu Tonton Fix ?? Fils spirituel d’Hervé Alicarte et de Kodjo Afanou, Tonton Fix s’impose comme une valeur sûre du pari sportif. La preuve, il était le seul à avoir prédit la victoire de la Grèce en 2004, et celle de Steven Bradbury en finale olympique de patinage de vitesse chez les mormons en 2002. Médiocre balle au pied, Normand de coeur mais globe-trotter dans l’âme, il est la version bronzée de Xavier Gravelaine. Il vous offre aujourd’hui, et en avant-première, ses prédictions du jour.

Côte d’Ivoire 1-1 Ghana

Côte d’Ivoire-Ghana. Voilà enfin une affiche qui claque. Les Elephants contre les Black Stars. Essien et Drogba. Amadou et Mariam. De sacrées images qui montent à la tête à l’évocation de ce sommet du groupe B. Groupe B qui aura le mérite, du fait du retrait du Togo, de ne faire qu’un malheureux à l’issue des matches de poule. En parlant de volatile, pas la peine de lire dans les entrailles de poulet pour prédire qu’à terme, le Burkina Faso risque fort de passer à la casserole. A moins que…

A moins que le Ghana foire complétement son entrée, puisque c’est la seule équipe qui n’a pour l’heure disputé aucun match lors de cette CAN. Une entame forcément délicate à gérer contre une Côte d’Ivoire au pied du mur depuis son match nul (0-0) face au Burkina. Les joueurs de coach Vahid auront à négocier une pression énorme, puisqu’une contre-performance les mettrait à la merci d’un retour au grand galop des Etalons burkinabés. Je me rappelle d’un sketch des Guignols de la grande époque, où Vahid menaçait ses joueurs de pousser le bus jusqu’à Paris s’ils perdaient à l’extérieur. Vu l’ambiance qui règne du côté Cabinda, on imagine la motivation des joueurs ivoiriens pour rentrer peinard.

Bref, sur un point de vue purement tactique, avantage au Ghana, puisqu’en cas d’échec, leur resterait toujours un joker, face au Burkina. Une seule victoire leur est nécessaire pour se qualifier. Moins de pression, donc.

Même si en terme d’individualités, la Côte d’Ivoire semble supérieure, on notera l’absence notable du serbo-brésilien Romaric à la baguette, pour une raison que j’ai oubliée.

Par contre, pour ce qui concerne le fond de jeu, je vous avouerais que je donne ma langue au lion indomptable. A tout le moins, je vais me fier à la petite boule que je ressens dans le ventre lorsque je me livre à des pronostics sportifs. Je vois un beau petit match nul, 1-1, en espérant que Asamoah Gyan, le Kid de la route de Lorient, figure honorablement.

Bien à vous les amis !

Tonton Fix

PS : On me fait signe dans l’oreillette que la petite boule dans le ventre est peut-être due au mafé pas très frais de ce midi. Allez, tant pis !

CAN 2010. Ghana, le retour du Black(Star)Power ?

15 janvier 2010 Laisser un commentaire

Fini les équipes en mousse, la Coupe d’Afrique des Nations (la VRAIE), débute aujourd’hui là où tout avait failli capoter il y a près d’une semaine : en Cabinda. Le Chiazi Stadium abritera ce soir (19h30) la première grosse affiche de la CAN, un alléchant Côte d’Ivoire – Ghana ! Une rencontre d’autant plus importante que le retrait des éperviers du Togo de la compet’ prive les deux formations d’une cartouche supplémentaire en vu de la qualification pour les quarts. Si les ghanéens disposeront tout même d’une deuxième session face aux Burkina-Faso, le faux pas est revanche interdit pour la bande à Drogba (déjà contrainte au partage des points face aux Etalons de Ouagadougou), sous peine de retour maison (en avion) immédiat ! Dernier cador à entrer en lice, l’objectif est double pour les Blackstars : assumer leur statut (ce qui n’est pas un luxe dans une compétition où, hormis les Pharaons égyptiens, tous les présumés « favoris » ont été tenu en échec), et renouer avec un passé qui chante.

On distingue souvent, dans le monde de la pédale, ceux qui ont eu le luxe de voir un jour un français remporter la petite reine et les autres qui n’ont vibré qu’au rythme des coups de pédales de Christophe Rinéro et autre Sylvain Chavanel, en football c’et la même,  il y a la génération KD2A pour qui le Ghana n’est jamais que la terre d’origine de Marcel Desailly et les plus vieux, pour qui les Blackstars représentent la première vraie puissance du football Africain.

Victorieux de la CAN à 4 reprises : 1963, 1965, 1978, 1982 (Pour l’anecdote à l’époque le Cameroun n’en avait toujours pas remporté une seule), le Ghana c’est aussi deux titres de champion du monde des moins de 17 ans (91 et 95) et surtout, quatre ans avant les Super-Eagles nigérians, la première médaille olympique d’une équipe africaine, c’était en 92 au JO de Barcelone. Depuis ? Plus rien. 28 ans sans succès dans l’épreuve reine du continent, pas même une finale depuis celle de 92 perdue face… aux ivoiriens et clap de fin pour la bande à Basile… à Pelé pardon.

Les années 2000 auraient dû signer le grand retour des Blackstars ghanéennes, première génération post-Abedi Pelé. Hélas, atteintes de la Mauresmouille (maladie qui frappe certains sportifs en pleine possession de leurs moyens) il n’en fut rien. Les jeunes pousses des 90’ n’ont jamais confirmé les qualités aperçues chez les moins de 17 (Mourad Meghni ne serait-il pas en fait ghanéen ??). Bref les ghanéens commencent le nouveau millénaire comme ils avaient achevé les nineties : dans l’anonymat le plus total, à la deuxième génération post-Pelé de jouer.

Il est parfois des signes qui ne trompent pas. 2007, le Ghana se découvre d’importants gisements pétroliers offshores  destinés à terme à pérenniser son économie (pour un temps en tout cas). Quasi simultanément, en 2006, une nouvelle génération de Blackstars s’apprête à faire des merveilles. Kingston, Kuffour, Mensah, Paintsill, Muntari, Essien, Appiah, Asamoah… de l’or « noire » en barre ! Le Ghana se qualifie pour la première fois de sa riche histoire pour la Coupe du Monde en Allemagne. Hors de question d’y faire de la figuration, les Blackstars tombent en huitème avec les honneurs face aux champions du monde brésiliens ! Recruté pour faire fructifier cette performance, Claude Leroy, sorcier blanc s’il en est, et jolie blonde de son état, se frotte déjà les babines : la CAN 2008 disputée à domicile ? C’est du tout cuit. Oui… mais non. Une défaite en demi face aux Cameroun calme les ardeurs ghanéennes. Et c’est là tout le paradoxe Blackstars. Favoris et talentueux, les ghanéens peinent à se dépêtrer du statut de simple valeur sûre du continent !

Qualifié pour la CAN et le Mondial 2010, la problématique demeure inchangée pour le nouveau sélectionneur des Boyz d’Accra, le serbe Milovan Rajevac : tirer le meilleur parti de la qualité de son effectif, autrement dit GAGNER, enfin ! Pour ce faire, Rajevac peut d’ores et déjà compter sur un midfield de standing (Essien, Muntari, Appiah), des buteurs qui ont longtemps fait défaut aux Blackstars (Asamoah, Amoah, Adiyiah), et sur  les frères Ayew (sic) c’est toujours bon d’avoir des frangins dans une équipe (remember les frères Laudrup, les frères De Boer et les frères Yves et Bernard Bouger). S’il est encore trop tôt pour préjuger de la perf’ des ghanéens au prochain mondial, force est de constater que pour la CAN, ça s’annonce mal à nouveau (loose un jour loose toujours) : Rajevac doit composer avec des blessures à répétitions (Appiah, Annan, Kingson, Paintsil et John Mensah), la mise à l’écart de Muntari  (par Rajevac himself) pour raison disciplinaire (où l’art de se tirer une balle dans le pied), et les problèmes de correspondance d’Essien… S’il a du puiser dans le vivier des Black Satellite, champions du monde des moins de 20 en Egypte en octobre dernier, pour compenser ces pertes, il sait déjà  qu’il joue sur le fil du rasoir : seize joueurs sur 23 ont 24 ans ou moins, et six d’entre eux comptent moins de cinq sélections, voire pas du tout (Mensah, Osei). Le talent ne fait pas tout, et le Ghana pourrait se retrouver en difficulté, avec un visage très jeune, si d’aventure les blessures s’accumulaient dans certaines lignes, notamment en attaque.

Bref si tous les voyants ne sont pas actuellement au vert, il s’agit essentiellement pour les ghanéens de figurer au mieux dans cette CAN pour préparer les prochaines échéances. Qui sait ce qu’il en sera au mois de juin lors du Mondial Sud-Africain ? Avec un effectif au complet ou non, avec ou sans l’italo-ghanéen Mario Balotelli, ce mondial s’annonce d’ores et déjà comme le révélateur de toute génération. Génération dorée ou perdue ? A suivre…

Essien tourné vers l'Afrique du Sud

Catégories:CAN 2010

Les pronos de Tonton Fix (Angola-Malawi, Algérie-Mali)!

14 janvier 2010 2 commentaires

Qui es-tu Tonton Fix ?? Fils spirituel d’Hervé Alicarte et de Kodjo Afanou, Tonton Fix s’impose comme une valeur sûre du pari sportif. La preuve, il était le seul à avoir prédit la victoire de la Grèce en 2004, et celle de Steven Bradbury en finale olympique de patinage de vitesse chez les mormons en 2002. Médiocre balle au pied, Normand de coeur mais globe-trotter dans l’âme, il est la version bronzée de Xavier Gravelaine. Il vous offre aujourd’hui, et en avant-première, ses prédictions du jour.

Angola – Malawi (2-0)

Algérie – Mali (2-2)

L’Algérie pédale dans la semoule depuis son humiliation (0-3) face à la flamboyante sélection malawite.  La crainte d’une élimination prématurée des Fennecs est réelle, tant dans les cafés d’Alger que chez les propriétaires de voitures sur les Champs-Elysées. Techniquement, le potentiel des Verts me semble extrêmement limité, et l’impact physique des maliens sera sans doute difficile à gérer pour des mecs gaulés comme des poulets (kof…kof… Rafik Saïfi kof… kof…). Vilaine toux, au temps pour moi, que ne risque pas d’attraper les protagonistes ce soir, tant la chaleur risque d’être étouffante. A priori, nouvel avantage pour le Mali.

Le Mali, puisqu’on y est. Ça s’écrit vite, ca joue vite aussi. Tellement vite qu’ils ont mis le feu à la défense de l’Angola en un quart d’heure (4-4). Certes, les Maliens carburent plutôt au diesel, tant ils ont été absents pendant les 75 premières minutes. Aux joueurs de Stephen Keshi de cadenasser le jeu dès l’entame du match. Après leurs débuts encourageants, on imagine bien Frédéric Kanouté amener ses troupes au niveau de la CAN 2004, où ils avaient fini 4ème.

A bientôt pour de nouveaux pronos les amis !

Tonton Fix

Vous kiffez les pronos ?? Alors laissez vous tenter et venez d’ores et déjà défier Tonton Fix :

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